Pour ce type de demande, il est nécessaire d’échanger au préalable par téléphone.
Le bilan psychologique est un examen du fonctionnement intellectuel et affectif de l’enfant ou de l’adolescent à un moment donné de son développement. Il permet de mieux appréhender son mode de fonctionnement et de raisonnement afin de cerner ses difficultés mais également ses compétences et ses ressources.
Un bilan psychologique peut être également appelé :
– bilan psychométrique lorsqu’il est composé d’épreuves de mesures (comme les tests de QI),
– ou encore bilan neuropsychologique ou bilan cognitif quand uniquement la sphère de la cognition est explorée (par exemple une évaluation des fonctions attentionnelles).
⚠️ Au sein du cabinet, les bilans psychologiques comprenant une évaluation intellectuelle sont uniquement proposés aux jeunes âgés de 6 à 16 ans.
A qui s’adresse un bilan psychologique ?
Les tests ont pour objectif d’évaluer le niveau de fonctionnement intellectuel de l’enfant ou de l’adolescent ainsi que son développement socioaffectif. Ils sont généralement réalisés en cas de suspicion de difficultés d’apprentissage, de retard de développement, de troubles du neuro-développement ou de précocité intellectuelle. Cognition et affect étant étroitement liés, on associe aux tests cognitifs des tests psychoaffectifs et/ou des questionnaires d’évaluation de l’humeur et du comportement.
Les échelles de Wechsler, de quoi s’agit-il ?
Elles sont plus connues sous le nom de tests de QI ou tests de Quotient Intellectuel. Les échelles de Wechsler sont des outils d’évaluation de l’efficience cognitive. Elles sont régulièrement réactualisées afin de garantir la validité des résultats dont elles rendent compte.
- La WPPSI (Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence) s’adresse aux enfants âgés de 2 ans et 7 mois à 7 ans et 7 mois,
- La WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children), à ceux âgés de 6 à 16 ans et 11 mois,
- La WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale), qui s’adresse aux personnes à partir de 16 ans et jusqu’à 79 ans et 11 mois.
Il existe également la WNV, ou Wechsler Non-Verbal Scale of Ability, à destination des publics allophones ou pour qui la communication orale est perturbée (trouble du langage, de l’audition, du spectre autistique par exemple).
L’évaluation consiste en la passation de plusieurs épreuves standardisées et étalonnées. Ces épreuves permettent d’explorer plusieurs domaines comme la mémoire de travail, la compréhension verbale ou encore le raisonnement. Ces tests ne peuvent être passés qu’auprès d’un psychologue.
Une mesure partielle du fonctionnement cognitif
WPPSI, WISC et WAIS sont ce qu’on appelle des batteries de subtests : ils sont composés d’un ensemble d’activités évaluant différents aspects du fonctionnement cognitif (cérébral).
Il s’agit pour le clinicien d’investiguer certaines fonctions cognitives dites supérieures nécessaires dans l’apprentissage. Cet outil permet d’investiguer principalement les capacités de raisonnement. D’autres fonctions sont investiguées à savoir la mémoire de travail auditive, la vitesse de traitement de l’information visuelle, les traitements visuo-spatiaux, mais aussi de façon secondaire la motricité fine, les fonctions attentionnelles et exécutives.
L’objectif est de mettre en lumière les points forts et difficultés personnelles de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte.
Validité scientifique et notion de « QI »
Ce sont en effet les tests mondialement reconnus dans l’évaluation du Quotient Intellectuel de l’enfant et l’adolescent. Il est à noter qu’il n’est pas toujours possible de pouvoir évaluer le QI d’un enfant. En effet, calculer un QI nécessite une harmonie importante dans les différents résultats obtenus. Or, notre niveau de fonctionnement n’est pas toujours égal dans l’ensemble de nos fonctions cognitives (raisonnement, mémoire de travail, vitesse de traitement de l’information, etc.).
Il ne s’agit pas de réduire un enfant à un chiffre dont la valeur est d’ailleurs toute relative et évolutive avec le temps. En effet, la plasticité cérébrale toute particulière de l’enfant empêche toute détermination cognitive. Le plus important est de situer l’enfant par rapport à son groupe d’âge, à un instant T de son développement. Par exemple, nous pouvons expliquer si l’enfant se trouve ou non dans la moyenne des enfants de son âge en matière de raisonnement conceptuel.
Comment se déroule la démarche d’évaluation ?
- Entretien préliminaire
Une rencontre
Une première consultation permet tout d’abord de se rencontrer et d’initier une relation. Le psychologue reçoit l’enfant/adolescent avec ses parents car il est important que l’enfant fasse connaissance avec le lieu de passation et le psychologue de façon à le rassurer, le mettre en confiance et lui permettre ainsi d’investir positivement cette démarche. En effet, l’investissement, la motivation et la sérénité sont des facteurs déterminants pour les résultats. Le consentement de l’enfant ou de l’adolescent est donc essentiel dans une démarche d’évaluation, comme pour toute pratique psychologique. Un enfant non motivé ou anxieux aura des résultats plus faibles et non représentatifs de ses capacités réelles.
L’anamnèse
La première rencontre permet également de recueillir des informations sur l’histoire de vie et sur le fonctionnement socio-émotionnel et scolaire de l’enfant. C’est ce qu’on appelle l’anamnèse. L’anamnèse est un élément important du processus d’évaluation. L’objectif est de dresser un portrait de l’enfant pour mieux le comprendre et mieux interpréter les résultats obtenus aux tests. La profondeur du fonctionnement psychique de votre enfant ne peut s’évaluer que sur de simples chiffres ; les résultats n’ont de consistance et de valeur que dans un contexte clinique.
Dans cette même logique, il est judicieux d’amener lors de cette consultation les éventuels bilans que le jeune a réalisé auprès d’autres professionnels (orthophonique, psychomoteur, etc.) ainsi que des exemples de prise de notes dans un cahier scolaire, ou bien son agenda/cahier de texte.
- Administration des tests
Si la décision est prise d’entamer un processus d’évaluation, des rendez-vous sont pris pour l’administration du test et la restitution des résultats.
La passation / administration
Elle dure entre 2h et 4h, en fonction des particularités de l’enfant ou de l’adolescent. Le mode de passation est modulable en fonction de la fatigabilité et du niveau de motivation de chaque enfant. Si l’enfant doit porter des lunettes de vue, il est impératif qu’il les porte durant la passation.
L’observation clinique
Il s’agit pour le professionnel d’observer l’enfant pendant l’entretien clinique et l’administration des tests. L’observation clinique est un élément essentiel de l’évaluation, dans la mesure où le praticien recueille des informations sur le mode de fonctionnement de l’enfant de façon phénoménologique. C’est dans le vécu de la rencontre que le praticien peut comprendre l’enfant dans toute sa subjectivité. Ces informations apportent nuance et consistance aux résultats du test.
- Cotation, Analyse, Rédaction
Il s’agit pour le psychologue de reprendre l’ensemble des tests, d’analyser les résultats, les interpréter et de rédiger un compte-rendu, remis aux parents. Ce document appartient aux parents et au jeune, il leur revient de le diffuser ou non aux professionnels qui accompagnent l’enfant.
- Entretien de restitution
Durant cette rencontre, le psychologue remet le rapport écrit aux parents et explique au jeune et ses parents les résultats obtenus. Si des difficultés plus importantes sont soulevées au cours de l’évaluation, le praticien peut :
- poser des hypothèses diagnostiques,
- recommander des examens complémentaires,
- recommander des prises en charges thérapeutiques adaptées,
- recommander des aménagements psychopédagogiques à instaurer à la maison et à l’école.
Le bilan : une image mouvante
L’évaluation est comme une photographie, à un moment donné, du fonctionnement cognitif de l’enfant/l’adolescent. Les résultats sont en effet susceptibles d’évoluer dans le temps en fonction de son développement cognitif, affectif et social. A cet égard, un bilan WISC est considéré valide pendant 2 ans.
Il ne s’agit donc pas de l’enfermer dans une définition qui tenterait de dire tout de lui. C’est le jeune qui est au centre du travail, et non la nécessité d’émettre un jugement à son propos. Dans ce cadre-là, l’évaluation est l’occasion d’une rencontre avec un enfant/adolescent, un moment privilégié pour être à son écoute, sans autre arrière-pensée que celle de l’aider à mieux se comprendre.
